10/06/2019

CNEPUC : Last Action Hero (avec spoil)






























Titre : Last Action Hero
Réalisateur : John McTiernan
Scénaristes : David Arnott et Shane Black
Distribution : Arnold Scharzenegger, Austin O'Brien, Charles Dance, Anthony Quinn, Tom Noonan, Ian McKellen...

1993 ! Une grande année pour l'humanité puisque je suis née, mais née aussi Last Action Hero, le film a un speech assez particulier puisque il nous propose de suivre Danny Madigan, un enfant cinéphile fan de la saga Jack Slater dans laquelle joue Arnold Schwarzenegger (sous son vrai nom donc) le personnage de... Roulement de tambour... Jack Slater! 

Danny se voit offrir par son ami et propriétaire du cinéma dans lequel il passe le plus clair de son temps, un ticket de cinéma magique qui lui a été donné par Houdini qui le tenait lui-même du plus grand magicien des Indes qui le tenait lui-même par le plus grand magicien du Tibet. J'ignorais que les tickets de cinéma tibétain ressembler trait pour trait aux tickets de cinéma américain mais pour l'intrigue tant mieux ! Bref nous ignorons alors quel pouvoir à ce ticket et Danny le met dans sa poche, l'oublie et assiste à l'avant-première du nouveau Jack Slater sortant à ce moment. 

Et comme par magie Danny est téléporter dans le film au côté de son héros préféré. Il va alors tout faire pour aider Jack à résoudre son enquête mais tout ne va pas se passer exactement comme prévu.
Le tout est sur fond de parodies et de clins d'œil à différents autres films et n'hésite pas à tourner à la dérision différents clichés du cinéma d'action.



J'ai découvert ce film lorsque j'étais petit et il m'avait énormément marqué déjà par le fait qu'il y ai Schwarzenegger. Je me suis d'ailleurs rendu compte qu'il représentait 90 % de mes films d'action d'enfance. Il m'avait aussi marqué parce que j'avais le même âge que Danny dans le film lorsque je l'ai vu pour la première fois ce qui a facilité d'autant plus mon immersion (lorsque certains rêver de jouer avec une baguette magique dans une école et d'enfourcher un balai et de voler au lieu de faire le ménage je rêvais d'aider Arnold à casser des gueules). Tout ça pour dire que lorsque j'ai découvert ce film je ne faisais pas attention à son propos très inceptionesque, c'est-à-dire un film dans un film, et maintenant que je les redécouvert à l'âge adulte je comprends pourquoi ce film est devenu culte.

Parlons d'abord des personnages et des acteurs, Danny est joué par Austin O'Brien, a fortiori (quelle drôle de mot) on pourrait avoir peur de voir le premier rôle d'un film confié à un enfant (suffit de voir le premier Harry Potter pour se rendre compte que ce n'est pas forcément une bonne idée) mais dans le cas ici présent Austin O'Brien s'en sort plutôt bien (en VF en tout cas). Bien que sa relation avec Jack Slater ne lui permettent pas de briller puisque lorsqu'ils sont ensemble son personnage sert à mettre en lumière les différences entre le monde réel d'où Danny vient et le monde fictif auquel Jack appartient ce qui passe parfois bien mais qui est trop souvent pompeux. Rendant alors le personnages de Danny têtes à claques. J'ai donc ressenti un problème dans l'utilisation du personnage de Danny passant du premier rôle à celui d'acolyte néanmoins le duo Schwarzenegger/O'Brien marche.


Scharzy quant à lui interprète un rôle pas simple. Non seulement il doit faire ce qu'il a déjà montré c'est-à-dire jouer le bonhomme musclé qui défonce des portes et tire sur tout ce qui bouge. Il doit aussi casser le personnage puisque Danny se lance pour objectif de faire comprendre à qu'ils sont dans un film et qu'il n'est qu'un personnage fictif. Ainsi Arnold à du comme je l'écrivais plus haut casser le personnage lorsque celui-ci réalise qu'il est issu de l'imagination d'un scénariste ainsi il se retrouve un peu chamboulé. Cet exercice pour le moins compliqué, à été ni réussi ni un échec pour notre bodybuildeur préféré. Je l'ai trouvé trop juste et pas crédible, comme trop souvent lorsque son personnage est censé montrer une émotion autre que badass (je viens de me rendre compte qu'en fait, il ne c'est peut-être pas jouer !), néanmoins on sent qu'il essaye (en même temps il est payé pour donc heureusement) donc un peu comme un enfant qui vient de réciter sa réplique lors du spectacle de fin d'année à son école j'ai envie de l'applaudir.
En tout cas j'approuve toujours sa démarche de ne pas se prendre au sérieux et à ne pas hésiter a se moquer de lui-même.

J'ai trouvé en revanche tous les autres personnages très bien écrit, Nick le propriétaire du cinéma et ami de Danny que j'ai trouvé particulièrement attachant, la mère de ce dernier que je n'ai pas trouvé caricatural mais assez naturel, Frank, le cousin germain de Slater qui était tout mignon (petite parenthèse anecdote sur le personnage de Bridgette Wilson : Whitney Slater, Dany dit à un moment qu'il s'agit du premier rôle de l'actrice qui l'incarne... Et il s'avère que c'est vrai ! Il s'agissait de premier rôle de Bridgette Wilson bien qu'elle porte pas son nom dans le « monde réèl » du film a l'instar d'Arnold Schwarzenneger).





Enfin il y a les méchants, Tony Vivaldi, un gougnafier de sicilien qui est extrêmement caricatural mais toujours juste. Nous avons aussi l'éventreur interprété par Tom Noonan qui transpire la folie et qui réussi malgré le fait d’apparaître très peu dans le film à s'imposer. Et surtout nous avons Monsieur Benedict, l'homme de main de Tony qui est juste magistral et qui est pour moi le meilleur méchant type film d'action des année 80, 90. Il se caractérise par un œil de verre qu''il change de manière régulière tout au long du film, il porte un costard blanc et est équipé d'un gros révolver à la inspecteur Harry. 
Il est interprété par l'immense Charles Dance. Son personnage est clairement le plus intéressant et bravo d'avoir fait en sorte qu'il prenne encore plus la lumière dans le film puisqu'il trahi Tony et s'impose comme le grand méchant du film. Il bénéficie de nombreuses scènes assez cool, comme la manière dont il est introduction (totalement badass) et est très bien traité dans le deuxième axe du film.


Parlons maintenant du synopsis, le film aborde deux axes vraiment différents, le premier étant comme je l'écrivais plus haut, l'arrivée de Danny dans sa saga préféré où il aide Jack Slater à résoudre son enquête. On y retrouve tous les cliché du film d'action classique tournés à la dérision, l'action se passe à Los Angeles, il fait toujours beau, il y a de jolie fille... 
Bref un cadre idyllique. Il y a énormément de caméos de de clins d'oeils : en exemple, le T1000 de Terminator qui sort du commissariat, la phrase « à deux jours de la retraite », le fait que tout explose... Énormément de référence de Danny qui brise le quatrième mur faisant référence par exemple au fait qu'il y a eu trop d'explosion et qu'il n'y a sûrement plus assez de budget pour qu'il y en ai d'autre par la suite etc...
Bref il y a énormément de références à beaucoup d’œuvres, aillant découvert ce film jeune, je n'ai pu apprécier qu'une infime partie de celles-ci, le fait de l'avoir redécouvert en étant adulte, ma permis de l'apprécier autrement et de comprendre certain clins d’œils qui m'avait échapper et je suis même sur que si je le revoie dans 10 ans, je découvrirais encore de nouvelles choses. Ce film a été fait par un cinéphile pour les cinéphiles et de manière très intelligente puisque ne pas comprendre une référence ne pollue en rien la compréhension du film.


Le deuxième quant à lui commence lorsque Benedict se procure le ticket magique et parvient à rejoindre le monde réel, Danny et Jack se donne alors pour mission de le rattraper et de le stopper. Ils rejoignent alors ce monde et de là, le film devient plus sombre et plus sérieux puisque les actions de nos personnages fictifs ont un impact différents dans ce monde. 
Par exemple, Jack se rend compte que casser une vitre avec son point et bien ça fait mal et se rend petit à petit compte qu'il est fictif alors que Benedict se rend compte qu'il peut faire un peu se qu'il veut comme tuer un homme au hasard dans un quartier malfamé de New-York sans que cela n'ai d'incidence. 

Celui-ci va alors utiliser son ticket pour faire venir l'éventreur, un méchant d'un précédent film de Jack Slater, on voit d'ailleurs qu'il n'était pas le seul méchant que Benedict avait prévu de faire venir, on peu très bien imaginer une sorte de Suicide Squad pour cette fin de film ou pourquoi pas dans un second volet de Last action hero (qu'est-ce que j'aurai aimé voir ça!). Cet axe est pour moi le plus intéressant dans son propos et dépasse le cadre de la parodie en devenant un peu plus sérieux en posant les enjeux.

Je reviens sur la mise en scène que j'ai trouvé assez folle et est pleine de bonnes idées (qui sont finalement meilleurs que celles des films qu'il parodie), je retiens la scène où le cousin de Jack explose avec un décompte qui est fait avec des carte que Jack découvre. La scène où Jack tire dans son placard au pif et abat un espèce de de ninja commando en prétextant qu''il y a toujours quelqu'un dans le placard et qu'il débourse une fortune pour remplacer ces portes de placard. Le fait aussi qu'à un moment Jack se retrouve nez à nez avec Arnold Schwarzenegger (il fallait forcément que ça arrive... Et c'est bien fait!).


En revanche j'ai trouvé la fin un peu gnangnan. Je vais reposer le contexte, l'éventreur et Benedict sont tué par Jack et celui ci est blessé, Danny le ramène alors dans son monde car nous le savons, le héro ne meurt pas dans un film (en théorie). Danny et Jack se quitte alors en se parementant de ne pas s'oublier, ils pleurent... Bref ça dénote un peu mais je comprends que cette scène soit montré... Mais merde une petite explosion à la fin au lieu de voir Jack partir en faisant coucou ça aurait eu plus de gueule !



J'ai trouvé se film vraiment génial et culte, je comprends pourquoi il m'a marqué étant petit et aujourd'hui il me marque encore plus. C'est vraiment mon film d'action potache à la Scharzy, Stallone … Préféré ! Il me donne limite envie de voir un vrai film Jack Slater tellement il est badass. 

Il est très drôle et intelligemment écrit. Les personnages sont ultras charismatiques.De plus, la VF est vraiment de qualité même si il est sûrement préférable de le voir en VO pour ne pas rater une miette des différentes références. Ne pas le voir serai un monumentale erreur !


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